Ellindora City


Partagez | 
 

 Cellule de Yami (Pv Nety)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Mère de tous les vampires
Yami Abaraai
Mère de tous les vampires
Messages : 93
Date d'inscription : 12/08/2011
Age : 24
MessageSujet: Cellule de Yami (Pv Nety)   Lun 29 Aoû - 11:08

Cela fait maintenant une semaine que la Grande Guerre est finie. Et pourtant tout dans la nouvelle ville d'Ellidora City fonctionne parfaitement. Les vainqueurs furent : les Démons, Les Lycanthropes communément appelés Loup-Garou. Les Nécromanciens dirigés par celle qu'ils ont désignée comme Déesse et Maitresse Suprême, Lily Ayokinoshi. Et dernièrement les Vampires. Ces quatre races eurent l'idée ingénieuse de faire une trêve entre elle, de sorte à s'allier pour écraser leurs adversaires. Chose qu'ils réussirent assez bien. Les perdants se retrouvèrent tous esclaves du bon vouloir des quatre Puissances. Il sera donc improbable de trouver un membre de ses quatre races esclave. Et bien, il y a effectivement des exceptions. Yami Abaraai en est la preuve vivante, dans la mesure du possible ou l'on considère un vampire vivant, la jeune femme s'avère être une esclave de Lily. En effet, peu de temps après la fin de la Guerre, une bataille éclata entre les deux jeunes femmes. Ce combat dura au bas mot trois jours et deux nuits. à la fin, ce fut Lily qui en sortie vainqueur. Ce fut à ce moment-là qu'elle rendit Yami esclave. Mais pas son esclave, elle préféra l'offrir en cadeaux à un Maitre assez mauvais et puissant à son goût. Cette histoire de capture resta secrète quelques temps. Pendant une journée, la Nécromancienne essaya de trouver le moyen de rendre la chose encore plus humiliante pour la Captive. Lily décida donc de faire une annonce publique, expliquant que quiconque désirait l'obtenir devait tout d'abord passer devant elle. Inutile de vous dire le bazar qui s'en suivit. Si certains jubilaient d'une pareille situation, d'autre ne comprenait pas. Comme la jeune femme qui se trouve prisonnière de Lily est une Vampire. Pas n'importe quel vampire : la Mère Originelle. La demoiselle est la toute première de son espèce.

Cela fait maintenant quatre jours que Yami est retenue dans le manoir de Lily. La jeune femme est retenue contre sa volonté dans une des parties les plus profondes de la bâtisse. Cette partie de la demeure est considérée comme abandonnée, rare sont les personnes qui y vont mettre le pied. Même la Maitresse des lieux ne s'y rend pas, c'est dire. Il faut descendre un certain nombre d'escalier avant d'arriver à un petit couloir donnant sur plusieurs portes. Derrière l'une de celle-ci se retrouve Yami. La jeune femme fait peine à voir. Plongé constamment dans le silence le plus totale et dans les ténèbres les plus sombres, la jeune femme ne bouge plus. La demoiselle est complètement coupée du monde, pas une fenêtre pour donner un indice sur le moment de la journée. Il est plus que probable, qu'elle ait déjà perdue la notion de temps. Si vous désirez donc vous rendre dans sa cellule il est vivement conseillé de prendre une bougie ou un flambeau sinon vous ne verrez rien. La jeune femme est maintenue contre un des murs de la pièce, le mur sur votre droite quand vous rentrer. La demoiselle dos contre le mur de pierre est suspendu dans le vide, les pieds effleurent difficilement le sol. Les bras tendus au-dessus de sa tête et ses poignets retenu entre eux par des bracelets métalliques. Eux-mêmes reliés à des chaînes en acier attachés au plafond. La Maitresse des lieux est prévoyante, elle a l'intelligence d'ensorceler les liens empêchant aussi la jeune femme de se libérer seule. Seule une personne autre que Yami peut défaire les liens. Autre mesure préventive de la part de Lily, le blocage totale et partielle de certaines capacités de la jeune femme. Sa force est totalement annihiler et sa régénération l'est que partiellement. Pourquoi ? étant donné que la demoiselle n'est pas dans un très bon état. Yami a été blessée pendant son combat contre Lily et n'avait su se soigner plus tôt. Parlons d'ailleurs de ses blessures :
  • Au niveau du visage. Plusieurs ecchymoses tantôt mauve tantôt jaunâtre. Lèvre inférieure exploser suite à de multiples coups. Sang coulant de celle-ci au menton. Sang sécher en dessous du nez. Et pour finir. Arcade sourcilière gauche ouverte laissant du sang s'échapper.

  • Bras, épaules et mains. Divers coupures et ecchymoses sans graviter. Épaules démises à cause de la force exercées dessus. Bout des doigts à sang à cause de tentatives inutiles de se raccrochée aux pierres du mur. Poignets en sang à cause des bracelets et des essaies pour se libérer.

  • Ventre. Côtes cassées. Deux plaies moyennement importante. Une partant d'antre les seins partant en diagonal jusqu'au bas des côtes droites. L'autre commençant au niveau des côtes gauches et se terminant pas loin du nombril.

  • Jambes et pieds. Pas de blessures spécifiques aux jambes hormis des égratignures. Cheville droite casser.

Yami la tête penchée en bas semblait dormir. Ses yeux était clos, sa respiration bien que douloureuse était lente et posée. Elle ne bougeait plus, elle avait finalement compris que plus, elle essayait de se libérer plus elle se faisait mal. La jeune femme soupira à s'en fendre l'âme, elle était partagée entre haine, colère et douleur, tristesse. Elle ne supportait plus d'être enfermée comme un objet et d'être considérée comme une moins que rien. Sa propre faiblesse la dégoûtait. La jeune femme ruminait ses pensées toutes plus noires les unes des autres. Elle n'appréciait pas n'ont plus d'être ainsi découverte. La Maitresse avait trouvé fort distrayant de ne lui laisser que sa culotte comme tenue. Le reste de ses vêtements étant soit disant trop abimé. Fort heureusement, ses longs cheveux blonds lâchés lui permettait de se cacher un peu. Ses cheveux lui arrivait à mi-mollet couvrent entièrement son dos. Les mèches de devant retombant sur sa poitrine la dissimulant dans son entièreté. Totalement désarmée ses armes se trouvaient en face d'elle à l'extrémité de la pièce. Si ça ce n'était pas fait express pour la narguer ?! Soudain la jeune femme entendit des bruits de pas, elle tourna la tête vers la porte d'entrée et ouvrit ses yeux rouges sang. Attendant de savoir qui osait venir dans cette partie du manoir...

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-



A Reçus: Les Ailes de Nety et une Rose, Un Voyage à Disney de Moka et une Rose
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 49
Date d'inscription : 26/08/2011
Localisation : Partout et Nulle Part... Avec une préférence pour le Nulle Part...
MessageSujet: Re: Cellule de Yami (Pv Nety)   Mer 31 Aoû - 13:58

Demain, la Grande Guerre prendra fin…

Cette pensée soudaine lui effleura l’esprit alors que, assis en tailleur sur cette colline qui surplombait le champ de ruines qu’était devenu Tokyo, l’Ange Déchu observait les deux armées s’entretuer avec la même ferveur qui avait soutenu leurs cœurs et leurs âmes durant ces cinq dernières années. Mais aussi zélés pouvaient-ils être, les humains étaient faibles, les hybrides ne valaient pas beaucoup mieux et les Anges, eux, n’étaient plus que l’ombre de ce qu’ils avaient été. A l’époque où lui-même avait été à la tête de l’une des Divisions les plus dévastatrices des Armées Célestes, ce qu’ils appelaient aujourd’hui la Grande Guerre n’aurait jamais été plus qu’une bataille de plus sans la moindre importance, et ces créatures démoniaques seraient restées terrées dans les Enfers. Mais les temps changent, de même que ceux qui le subissent…

Demain, la Grande Guerre prendra fin…

L’ancien Général des Armées Célestes se leva et quitta son perchoir, non sans un dernier regard porté sur la vaine lutte des derniers survivants humains, hybrides et angéliques qui essayaient encore de tenir un siège toujours plus soutenu. S’il n’avait eu au début des hostilités qu’une once d’intérêt pour les enfants de son Père, la tournure des choses aurait sans doute été bien différente. Mais il ne devait plus jamais oublier qu’il était seul, désormais, et que ses propres frères l’avaient dépouillé de son armure, de ses insignes et de son rang le jour où ils avaient décidé de le jeter en pâture au Monde que les hommes n’avaient cessé de souiller depuis leur création. Il n’avait plus de famille, plus de but à son existence, ne faisait que vivre et observer la décadence d’une civilisation qui était destinée à être la plus belle des œuvres de Dieu. Et alors qu’il descendait sans bruit de sa colline, il entendit la clameur sordide des démons qui prenaient toujours plus de terrain sur les dernières poches de résistance. Il ferma les yeux et n’y porta aucun intérêt : quel que soit le résultat final, il n’en avait cure.

Demain, la Grande Guerre prendra fin…

Durant les quelques heures qui précédèrent le lever des premiers rayons de Soleil, cette pensée ne le quitta pas un seul instant. Et le silence ne se fit dans son esprit qu’au moment où, au loin, les trompettes morbides des Armées de la Mort et de la Désolation firent sonner leur hurlement de basse à en faire trembler la terre et que, dans le ciel d’aube teinté de rouge, il aperçut les ailes immaculées de l’Ange Ikaros qui fuyait le champ de batailles, laissant ses hommes se faire capturer ou trucider en poussant des hurlements de douleur. Il se prit même à se demander si sa chère petite sœur, qui rejoignait à grands battements d’ailes leur Paradis natal, sentirait sur ses épaules le poids de ces dizaines de vies qu’elle venait d’abandonner aux mains de démons assoiffés de sang et adeptes des pratiques les plus sordides et les plus dégradantes possibles et imaginables. Les hommes seraient tués ou fait prisonniers, seraient forcés de travailler à la glorification des vainqueurs, tandis que leurs femmes… Mieux valait ne pas penser au sort que l’on réservait aux vaincues, butins de guerre dont on dispose à sa guise. La Grande Guerre venait de prendre fin…

---------------------------------------------

Une semaine plus tard…

Les postulants se succédaient devant le Trône tandis que celle qui l’occupait, Commandante en Chef des Armées de la Mort et de la Désolation, se refusait à nommer un maître adéquat pour cette pièce de choix qu’elle avait réussi à soumettre à l’esclavage. La Vampire Originelle elle-même était retenue captive dans les geôles de celle qui répondait au nom de Lily Ayokoshi et tous se bousculaient en espérant pouvoir profiter de cette occasion pour, premièrement, posséder dans son intégralité cette suceuse de sang qu’on disait d’une beauté extrême et, deuxièmement, augmenter de manière exponentielle leur renommée. Car au-delà de ce tribut de chair et de sang qu’offrait la Maîtresse Suprême des décombres de Tokyo, devenu Ellindora City depuis peu, il y avait également l’accession directe à une place auprès de Lily : il était clair que ce concours pour obtenir l’esclave n’était qu’un prétexte inventé par la nécromancienne pour déterminer qui, dans les rangs de ses Armées, serait plus maléfique et plus puissant que tous les autres. Il y avait définitivement un rang de Général à la clé, les démons et autres créatures infâmes qui peuplaient les rues en occupant leur temps à piller et à violer en étaient sûrs et certains.

Castello, lui, aurait pu déambuler dans ces rues et ne jamais entendre parler de cette histoire. Pour être tout à fait franc, il n’avait cure de toutes ces histoires qui ne le concernaient en rien et aurait largement préféré pouvoir marcher silencieusement en observant le monde qu’il découvrait sous un œil neuf. Enfin, le monde : ce qu’il était devenu, depuis ces derniers milliers d’années. Finalement, il se rendait compte que sa Déchéance n’avait pas été une chose si terrible. Oui, ce n’était pas tant le fait d’avoir été jeté aussi bas que Terre qui était véritablement dérangeant, mais plus le fait d’avoir à y vivre parmi toutes ces créatures qu’il méprisait. Il était vrai qu’un jour, il avait ployé le genou devant les hommes. Mais c’était avant, lorsque son Père parlait d’eux comme sa plus belle merveille. Mais lorsqu’il vit qu’après le Déluge, ils n’avaient toujours pas compris leur leçon, qu’ils étaient même allés jusqu’à crucifier l’Avatar-même de Dieu, il regretta amèrement son geste qu’il ne pouvait plus retirer. Et alors qu’il ruminait ses pensées, un élément vint déclencher une réaction en chaîne qui, il l’ignorait à ce moment-là, changerait totalement sa vision de ce nouveau Monde et finirait même par ouvrir un jour son cœur de glace à la beauté transcendantale des sentiments.

Mais nous allons trop loin. Revenons-en aux prétendants. A l’un d’eux, plus précisément, qui venait justement d’essuyer un énième refus de la part de la nécromancienne. Et alors qu’il descendait les marches dont l’ascension menait au manoir, frustré qu’il était de n’avoir su se démarquer des autres et pourtant certain que ses capacités valaient mieux que celles de quiconque, il se dit qu’un bon passage à tabac en règle lui permettrait au moins de calmer le feu qui emplissait ses poumons et lui permettrait une réflexion plus posée. Si seulement il avait pu avoir cette réflexion posée avant le passage à tabac qui allait suivre, il se serait sans doute évité beaucoup de désagréments. Car il est clair qu’en abordant la première personne qui passait dans la rue, et qui se trouvait être un Ange Déchu dont le frère jumeau était Lucifer, le passage à tabac n’irait pas dans le sens escompté. Aussi, lorsqu’il agressa, d’abord verbalement, le jeune homme aux longs cheveux blancs qui posa sur l’impoli ses deux pupilles vert pomme, il ne compris pas qu’il s’était mis dans une situation dont on ne se sort habituellement pas sans quelques fractures.

Quelques fractures plus tard…

Le corps inerte du démon passa les portes du manoir et s’écrasa au milieu de la Salle de Réception. Son sang laissa une longue traînée rougeâtre sur le carrelage lustré où il n’eut aucun mal à glisser jusqu’aux pieds de la Souveraine. Les postulants se tournèrent vers l’extérieur de la demeure et purent voir un homme encapuchonné dont les cheveux noirs ébouriffés laissaient paraître ses yeux d’un bleu de nuit cerclés d’un fin pourtour ambré. Et ce jeune homme, que tous observaient sans réellement comprendre ce qui venait de se passer, commença à monter une à une les marches de marbre qui menaient devant la grande Lily Ayokoshi, adulée et/ou crainte de tous. De tous, sauf de cet Ange qui, sans même comprendre lui-même dans quelle situation il se trouvait, continuait de gravir l’escalier de marbre blanc sans ciller, gardant son regard à glacer le sang sur toute l’assistance rassemblée de l’autre côté des lourds battants de la porte d’entrée.

Sans rencontrer la moindre résistance, il s’avança au milieu de la foule qui s’écartait sur son chemin jusqu’à ce qu’il ait atteint le petit impudent qui devait bien regretter de n’être rentré chez lui pour noyer sa frustration dans un quelconque alcool de bas étage. Et lorsque, pour l’achever, l’Ange Déchu dégaina son épée runique reconnaissable entre mille par toutes ces créatures maléfiques qui n’avaient eu de cesse de combattre des porteurs de lames semblables au cours des dernières années, durant la Grande Guerre, et même bien avant pour les plus anciens qui avaient participé à cette Lutte Millénaire au sein des Armées de Lucifer, lorsqu’ils reconnurent Castello comme un ennemi commun à abattre, tous fondirent sur lui telle une seule âme mue par un but unique : l’annihilation la plus totale de la menace Angélique en présence.

Sans broncher, Castello accueillit en son sein des dizaines de lames et de lances qui le transpercèrent de part en part. Il resta là, immobile, son épée en main et son regard toujours porté sur le démon qu’il venait tout juste de tabasser. Lorsqu’incrédules, les assaillants satisfaits retirèrent leurs armes de son corps et attendant de le voir s’effondrer, ils ne virent que ses vêtements en lambeaux qui tombèrent au sol : d’abord sa cape noire à capuche qui révéla alors son visage à toute l’assemblée, puis on gilet sombre pourvu de multiples lames de lancer, et enfin sa chemise qui, une fois au sol, révéla la grande croix noire munie d’une paire d’ailes de corbeaux tatouée dans son dos. Et des plaies qu’il aurait dû avoir, pas une trace, mis à part cette fine fumée rouge qui s’éleva doucement de son corps d’albâtre musclé, et tout cela sous l’œil attentif d’une spectatrice de choix, Sa Souveraineté devant laquelle, soyons sérieux, jamais il ne baisserait la tête ni ne s’agenouillerait. Et alors qu’il absorbait toute cette force que cette armée miniature venait de déployer à son encore, il se sentit vivant de nouveau. Et c’est sans surprise qu’après s’être longuement fait craquer les os du cou sous les yeux médusés de ces démons pleutres, il prononça ses premiers mots depuis bien longtemps, d’une voix douce et grave, dans laquelle transparaissait une froideur inédite, à l’image de son cœur de glace.


« A mon tour, il me semble… »

Et sans leur laisser le moindre temps mort, il déploya ses immenses ailes aussi noires que ténèbres et commença à taillader quiconque se trouvait à portée de lames, laissant au sol et sur les murs, tantôt immaculés, de longues traînées sanglantes. Et malgré la violence de ses assauts, son regard restait inexpressif, comme si tout ce qu’il faisait n’avait pas la moindre répercussion émotionnelle. En soi, ce n’était pas totalement faux, puisqu’il était tout simplement incapable d’éprouver la moindre émotion réelle, quelle qu’elle soit. Et il continua de distribuer ses coups sans relâche, tranchant celui-ci en deux, éviscérant celui-là, abreuvant sa lame magique du sang impur de ces créatures infernales. Mais il finit par se lasser de faire danser sa lame sur ces ennemis qui ne perdaient pas un instant l’espoir insensé de pouvoir le vaincre et d’en être récompensé. Et lorsqu’il se lassait de son épée, il en venait à utiliser la première arme jamais créée : le corps. Aussi se mit-il à enchaîner coups de poings et de pieds dévastateurs qui, tantôt arrachaient une tête qui allait voler dans un coin dans une pluie de sang, tantôt transperçaient les corps qui mourraient sur le coup. Sans être particulièrement friand de ce genre d’exercices, il ne pouvait nier qu’il était né pour la Guerre et que cette dernière lui avait manqué, ces dernières années. Il s’était attendu à plus intéressant de la part de cette Armée. Cela confirmait ses doutes : sa participation aux côtés de sa petite sœur, Ikaros, aurait changé le cours de la Grande Guerre en la diminuant d’au moins quatre années et en divisant par centaines le nombre de victimes humains, hybrides et angéliques.

Et lorsque l’ultime guerrier démoniaque vint lui porter un coup de sabre, il donna un coup dans ce dernier qui tourna entre les mains de son utilisateur et vint lui trancher la gorge avant de rouler au sol. Plongeant sa main gauche dans la plaie, il en retira la langue charnue du démon avant de porter, de sa main droite, un puissant coup à l’estomac qui fit pénétrer sa main à l’intérieur des chairs. Il remonta son avant-bras jusqu’aux côtes qu’il empoigna fermement avant de soulever le corps déjà inerte et sans vie, et de lui fracasser la tête contre le carrelage. Lorsqu’il retira son bras enduit jusqu’au coude de fluide vital visqueux et se tint debout au milieu de la Salle de Réception recouverte de sang du sol au plafond, on pouvait se rendre compte qu’il n’avait, à aucun moment, eu l’air d’un véritable Ange. Plus encore maintenant que, sur sa peau immaculée luisait le sang de dizaines de démons et que de son dos jaillissaient d’immenses ailes noires. Il retira son épée d’un cadavre et, d’un geste de taille dans le vide, en retira le sang qui la souillait. Puis, la rangeant dans son fourreau et repliant sa paire d’ailes par-dessus son corps à moitié dénudé, il jeta la langue qu’il avait gardé au pied du Trône, juste sous les yeux de Lily.

Se tournant vers la maîtresse de maison, il lui lança un de ces regards qui glacent le sang et restent dans les mémoires, un regard qui montrait bien qu’il pouvait encore en découdre si elle daignait lever sa belle petite paire de fesses de son siège et venir à lui pour se prendre la fessée de son existence. Mais elle n’en fit rien, se contentant de l’observer au milieu de tous ces cadavres, de tous ces démons qui prétendaient être assez puissants et mauvais pour avoir le droit à une place auprès d’elle et, surtout, pour avoir le droit de poser leurs mains sales sur le corps de cette femme qui reposait alors loin, très loin sous les pieds de l’Ange Déchu. Ce dernier n’était pas particulièrement mauvais, mais il était indéniablement puissant et, au jugé de ses pouvoirs, presqu’immortel. Il aurait pu faire un postulant de choix, voire même LE postulant parmi toute cette marée de bons à rien, mais les conditions étaient claires : un Ange, de par sa nature-même, ne pouvait décemment pas prétendre au titre. D’ailleurs, on pouvait se demander pour quelle raison il avait participé en premier lieu. Mais c’était là une question stupide si l’on prenait en compte le fait qu’il était simplement venu tuer un pauvre type et qu’il s’était vu agresser par tous ses frères d’armes, agression à laquelle il avait répondu et… Voilà le résultat. Aussi, Lily devait le savoir, une occasion pareille ne se représenterait pas de sitôt, et il y avait peut-être un moyen de contourner les conditions inhérentes à l’obtention du prix. Et elle lui posa une simple question, l’interrogeant sur son sentiment vis-à-vis du Paradis, sa demeure natale, et de ses frères qui l’habitaient.


« Michael et Gabriel m’ont dépouillé de mes insignes, de mon armure et de mon rang. Ils m’ont longuement tabassé avant de me couper les ailes de leurs lames, puis de me jeter sur cette Terre dont j’ai pu observer la décadence depuis sa création.

Dieu, ce n’est plus un secret pour personne, a cessé de s’intéresser à ce Monde qu’il considérait au départ comme son chef-d’œuvre et se contente aujourd’hui d’observer, dépité, la façon dont se déplacent les milliards de petites vies qui le peuplent. Vous pensez bien que dans le cas contraire, vous et tous vos petits sbires, vous auriez déjà été éradiqués avant même d’avoir eu l’occasion de poser votre première crotte.

Si, enfin, vous voulez savoir ce qui se passerait si, d’aventure, il m’arrivait de croiser l’un de mes frères ou l’une de mes sœurs, je vous répondrai que, malgré l’amour que je continue de porter à ma famille, je lui ferais sans doute goûter au même coup de poing que celui que j’ai donné il y a quelques années de cela à mon frère jumeau, Lucifer.
»

Il avait répondu tout cela de sa voix glacée et inexpressive. Il ignorait pourquoi il avait daigné donner une réponse, en premier lieu. Sans doute avait-il pensé, l’espace d’un instant, qu’il pourrait alors s’en aller et vivre tranquillement son existence d’immortel. Mais c’était sans compter sur cette dernière anecdote qui n’échappa aucunement à la Commandante Suprême des Armées de la Mort et de la Désolation. Finalement, il se trouvait qu’il était LE postulant de choix. Qui, parmi toutes ces armées de damnés, pouvaient se targuer d’être aussi vieux que les Premiers Archanges, d’être assez fort pour porter un coup au Diable en personne, tout en n’ayant plus aucune attache que ce soit au Paradis ? Il devait bien être le seul à valoir quelque chose aux yeux de cette nécromancienne. Mais de cela, il n’avait cure. Aussi, lorsqu’elle lui proposa de lui offrir son prix, son tribut de chair et de sang, il reporta sur elle un regard glacial qui ne montrait pas le moindre intérêt. Et c’est d’une voix calme, le genre de voix qu’a une personne se sachant dans une position de force relative, et aussi glacée que l’était son cœur, qu’il répondit à cette offre dont il n’avait, en réalité, que faire.

« Alors, on va se calmer tout de suite, ma p’tite Dame. La dernière chose dont je pourrais avoir besoin, c’est de me balader dans vos couloirs avec ce sang dégueulasse sur mon corps et mes ailes. Donc je vous le dis d’emblée, je n’irai nulle part avant d’avoir eu droit à un bain et à des vêtements propres. Et par vêtements propres, j’entends des vêtements semblables à ceux que vos sbires ont eu la délicatesse de réduire en lambeaux. »

Je crois bien que les dernières personnes qui restaient dans la salle, autrement dit la maîtresse de maison et sa petite poignée de gardes et de serviteurs zélés, avaient bien compris que là n’était plus vraiment le moment de marchander. On pouvait commencer à se demander qui dominait qui, dans cette situation, surtout si l’on trouvait comme loisir amusant de compter les cadavres qui jonchaient le sol et certains des murs. Aussi, sans ciller, Castello gardait son regard dur et froid plongé dans les prunelles de Lily qui finit par obtempérer. Oui, après tout, ce n’était pas tous les jours qu’une telle créature pouvait pointer le bout de son nez. Un guerrier d’élite. Et ce dernier suivit alors l’un des serviteurs tremblotant de peur qui l’amena dans l’une des immenses salles de bains que recélait ce gigantesque manoir…

Un bain chaud et quelques vêtements propres plus tard…

L’Ange Déchu se retrouvait dans la Salle de Réception qui était d’un seul coup étrangement proprette. Du massacre qui avait eu lieu quelques minutes plus tôt, ni sang, ni os, ni trace. Mais là n’était pas la question et, pour être tout à fait franc, il préférait largement cela à une demeure souillée, ayant été habitué à un Paradis où ne trainait pas le moindre grain de poussière. Il se tenait là, debout au centre, face au Trône. Il se sentait mieux, dans ces vêtements : une belle chemise blanche, son gilet noir et toutes ces lames de lancer, et surtout sa cape qui dissimulait habituellement son visage d’albâtre. Ce qui différait, c’était cette chevelure auparavant corbeau qui était devenue blanche de neige et qui lui tombait sur le visage, comme si le bain avait fait couler l’encre de ses cheveux et les avait fait pousser. Mais pour en revenir à l’action en cours, l’Ange Déchu se tenait là à attendre la suite, sans savoir de quel genre de prix il allait être gratifié, ni en avoir quoi que ce soit à faire. Il s’était retrouvé mêlé à cette histoire en déambulant dans les rues désertes de cette nouvelle ville et, à la suite d’une simple agression, s’était vu attribuer le plus grand honneur du moment. Et étrangement, bien que cela vienne de démons et autres créatures maléfiques, il n’en éprouvait aucune honte. Il ne devait jamais oublier qu’il était seul, désormais, et que ce qu’il avait été n’avait plus la moindre importance.

Sans lui donner de réponse, la maîtresse de maison envoya l’un de ses serviteurs servir de guide au grand homme de glace. Ainsi, elle-même ne semblait pas vouloir se rendre là où il s’apprêtait à mettre les pieds. Une information intéressante, qui lui inspira quelques interrogations par rapport à ce qui pouvait possiblement se trouver dans ces sous-sol qu’il descendait à la lumière d’une faible torche tenue par le serviteur qui tremblait tant et si bien de ses maigres jambes qu’il avait du mal à enchaîner plus de deux marches à la suite. Tout cela l’ennuyait. Il aurait préféré retourner sur sa colline et observer sans la moindre émotion tout ce qui se passait sous son regard d’aigle, et n’y trouver aucun intérêt, comme il le faisait si bien. Et ils descendaient, toujours plus bas…

Quelques dizaines d’escaliers plus tard…

Les gonds grincèrent et les lourds battants de la porte se séparèrent en un large encadrement faiblement éclairé par la flamme vacillante de la torche ridicule entre les mains de ce serviteur encore plus ridicule. L’Ange, lui, n’avait que faire de ces flammes qui n’avaient d’utilité que pour ce petit être chétif qui lui servait de guide. Dans les ténèbres les plus complètes, il n’avait cessé d’observer le Monde, et ce n’était pas des souterrains glacés et humides qui l’impressionneraient d’une quelconque manière. Bien au contraire, il semblait que cet endroit était à son image, ou à l’image de son cœur : froid et peu accueillant. Et alors que le petit larbin sans courage faisait mine de s’en aller et de laisser l’Ange avec son dû, ce dernier l’attrapa par les cheveux et lui asséna un puissant coup à la gorge avant de l’envoyer, inconscient, rouler au milieu du cachot humide où, sa torche toujours en main, il éclaira faiblement la pièce dont le haut plafond disparaissait dans les ténèbres.

A pas lents, faisant claquer les talons de ses bottes sombres sur la pierre froide, il s’approcha du centre et s’arrêta à mi-chemin. Il savait où se trouvait la fille qu’on lui offrait sur un plateau, mais cela ne l’intéressait pas plus que l’architecture rudimentaire et simpliste des lieux. Son regard se balada en hauteur, puis sur la gauche, là où un tas d’armes était posé sur le sol, attendant d’être ramassé. Et enfin, sur sa droite, une femme menottée qui lui lançait un regard noir de ses pupilles écarlates, regard qu’il soutint sans difficulté de ses deux pupilles vertes pomme. Dans cette luminosité tout à fait relative se toisaient un Ange Déchu et la Vampire Originelle, deux rubis et deux émeraudes se faisant face dans l’obscurité grandissante de la geôle. Alors c’était elle, qu’il avait gagné en combattant toute cette racaille, dans la Salle de Réception. Il était vrai que, malgré les hématomes et les lacérations multiples, les ecchymoses et les quelques fractures, elle était d’une beauté rare. L’indécence de sa tenue n’était à reprocher qu’auprès de Lily, il s’en doutait, et il ne douta pas non plus que si l’un de ces démons abusifs qu’il avait pris le temps de trucider avait été choisi comme le plus méritant de cette Armée, il n’aurait pas attendu pour profiter de ces chaînes et de cette femme en état de faiblesse pour la violer une première fois… La première d’une longue série de fois.

Quoi qu’il en soit, le jeune homme s’approcha d’elle en soutenant son regard persistant. Il connaissait les démons pour avoir passé une longue partie de sa vie à les combattre sans relâche, et l’état d’humiliation de cette femme ne l’étonna pas le moins du monde. Mais lui était loin d’être adepte de ce genre de comportements, non pas qu’il fut non plus tout à fait un type bien. Il considérait simplement qu’il se devait d’être au-dessus de cela, au-dessus des instincts primaires, lui qui avait été créé pour faire régner l’Ordre Divin. Aussi, sans un mot, il s’approcha plus encore de la jeune femme aux longs cheveux blonds. Il passa avec beaucoup de douceur, une douceur froide cependant, sa main derrière sa nuque, les plongeant dans cette chevelure d’or et relevant ce visage pour l’admirer dans toute sa splendeur naturelle. Oui, elle était définitivement belle. Mais au-delà de cette beauté physique, il y avait en elle quelque chose qui aiguisa son intérêt. Il sentait en elle son désir de liberté, de se rebeller, le même qu’il avait eu l’espace d’un instant, quelques années plus tôt, et qui lui avait valu sa Déchéance.

S’il avait bien compris les règles du Jeu auquel il avait participé sans le savoir, il possédait désormais cette femme. Quel gâchis, de vouloir l’humilier en l’offrant à un homme comme lui. Mais il n’en avait que faire. Il retira sa main du visage de la jeune femme au visage de princesse et la porta à l’une de ses rapières jumelles. D’un seul geste, il la dégaina et trancha les menottes qui maintenaient ses bras nus en l’air et elle tomba lourdement au sol. Par soucis de pudeur, il retira lentement sa cape et la posa par-dessus le corps pâle presqu’entièrement dénudé.

Puis il se rendit au centre de la pièce et attrapa le corps inerte du petit serviteur qui commençait à ouvrir de lourdes paupières. Il amena cette petite chose informe et faible près de la vampiresse et rangea sa rapière pour sortir l’une des dagues qu’il gardait accroché à sa cuisse droite. Et alors que le serviteur comprenait ce qui allait se passer et s’apprêtait à hurler de peur, l’Ange Déchu lui trancha lentement la gorge d’où se mit à jaillir du sang frais qui inonda le visage à moitié sans-vie de l’esclave libérée de ses chaînes. Et d’une voix glaciale, il prononça les premiers mots qu’il aurait à son égard.


« Bois, jeune fille. Bois et guéris de ces blessures, ensuite de quoi nous pourrons discuter car, à n'en pas douter, nous avons beaucoup de choses à nous dire... »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mère de tous les vampires
Yami Abaraai
Mère de tous les vampires
Messages : 93
Date d'inscription : 12/08/2011
Age : 24
MessageSujet: Re: Cellule de Yami (Pv Nety)   Sam 3 Sep - 10:28

Plus les bruits de pas se faisaient proches, plus la jeune femme se rendait compte qu'elle c'était trompé. Il n'y avait pas une personne, mais deux personnes. Maintenant elle entendait clairement les deux bruits de pas bien différent. Une question lui traversa l'esprit: « Qui était l'autre personne? ». On ne venait jamais se perdre près de sa cellule, il est donc logique que dans les deux inconnus se trouvent celui qui sera « son maitre ». « Maître ». Que ce mot lui parait bien froid et horrible. Ce n'est que maintenant, qu'elle se rendait compte à quel point l'esclavagisme était horrible. Avant ce jour, cette pensée ne lui était jamais venue à l'esprit. Elle n'avait pas à s'en faire après tout elle était une créature des 4 « Puissance ». Elle avait été trop confiante envers sa Race et son statut de « Vampire Originel ». La jeune femme goutait à l'amertume du revers de sa situation. Elle n'était plus qu'un objet de convoitise à cause justement de sa Race et de son Statut. Yami était tombée sur pire qu'elle et subissait toute les lubies de cette femme. Liy Ayokioshi. Jamais elle n'oublierait ce nom. Une larme de rage coula le long de sa joue droite. Les poings douloureusement serrés, elle se promit de ne pas flancher peut-importe ce qu'elle aurait à supporter. Cela serait sa victoire.

Enfin la porte s'ouvrit dans un grincement inquiétant dévoilant la douce lumière d'une flamme. Enfin, les ténèbres se dissipaient. Yami plissait légèrement les yeux le temps de s’habituer à la luminosité nouvelle de la pièces. Elle découvrit tout d'abord la silhouette de celui qui tenait la torche. Un serviteur sans intérêt voilà qui il était aux yeux de la Vampiresse. La jeune c'était bien doutée que la Déesse Nécromancienne n'allait pas se déranger pour guider son « vainqueur » jusqu'ici. Yami préférait d'ailleurs cela. Le petit serviteur avait fait l'erreur de vouloir partir et le voilà inconscient couché au milieux de la pièce sur le sol froid. Sa torche couchée sur le sol continuait de diffusée sa lumière. La vampire n'attendait qu'une chose voir cette homme qui, sans raison, venait d’assommer son guide sans autre forme de procès. Ce genre de comportement ne l'étonnait pas, il fallait s'y attendre venant de celui qui avait été choisit par la Maitresse des lieux. Le bruit de ses talons contre le sol claquait et se répercutait contre les mur de la pièce vide. Rien d'autre se faisait entendre, la tension était à coupé au couteaux. L'inconnu prenait son temps pour observer les lieux, l'ignorant dans un premier temps. La jeune femme ne l’intéressait donc pas. Et si telle était le cas, pourquoi venir jusqu'ici ?

Yami suivait sa silhouette des yeux, ses yeux couleur sang reflétant toute sa haine envers cet homme qui avait osé venir dans sa cellule. Un regard noire qui si il aurait pu l'aurais tuer dès son entrée. La jeune femme ne se montrait pas accueillante. Cet inconnu soutenu son regard sans aucun problèmes. Vert contre rouge. Émeraude contre rubis. Ni lui, ni elle ne baissait le regard. Tout deux trop fière pour se soumettre au regard de l'autre. La jeune femme l'observait en silence. Il était plus grand qu'elle et surtout en meilleur état. Des yeux vert et des cheveux blanc. Il contrastait énormément avec le noir de cette cellule. L'ange déchu se rapprocha d'elle nullement refroidit par son regard assassin, il continua sa progression jusqu'à être en face d'elle. Yami tiqua quand il passa sa main derrière sa nuque, serrant les mâchoires et rangeant devant les manies de cet homme. La jeune femme bougea sa tête de droite à gauche dans l'espoir de lui faire retirer sa main, mais rien n'y fait. La jeune femme réprima un frisson, sa lui semblait si étrange que quelqu'un pose la main sur elle. Yami n'aimait sa manière de la regardée. Il n'y avait rien a voir mis à part une femme dans un sale état alors pourquoi beaucoup la regardait ? Parce qu'elle est belle ? La bonne blague, elle en rigolerait jaune si vous veniez a lui dire ça.

Finalement l'inconnu retira sa main au plus grand plaisir de Yami qui n'aimait pas ce genre de contact. Être ainsi touchée alors qu'elle était attachée et immobilisée lui donnait l'impression d'être une poupée. Comme une certain blondasse à gros seins vendu dans le monde entier. Oui, Barbie. Cette chose à toujours été une abomination pour la jeune femme, un pitre exemple pour les jeunes filles. « Soyer jolie, nunuche et sans cerveaux ». Voilà le slogan de la poupée blonde aux yeux de la Vampire. Pitoyable, vraiment. Yami ressemblait par certains point à la poupée. Ses cheveux blond, sa taille mince, sa poitrine. Mais sa manière de pensée était bien loin de celle d'une petite poupée. Plus on lui foutait la paix, mieux elle se sentait. Rien que d'avoir cet homme au près d'elle la dérangeait, c'est dire. Elle n'oubliait pas qu'il était son « Maitre » et dans son raisonnement si Lily l'avait choisit il allait lui en faire voir de toute les couleurs. D'ailleurs, il était quoi exactement ? La jeune femme était trop fatiguée pour arriver à dire exactement sa nature.

La jeune femme suiva sa main des yeux et ne parut pas étonnée quand elle se posa sur une des armes du jeune homme. Il fallait bien qu'il s'affirme à un moment ou un autre. Un coup de plus ou de moins n'allait pas faire grand chose. La Vampire était persuader de se prendre un cou car elle ne voyait pas ce qu'il pourrait faire d'autre avec son arme. La libérée était complètement débile. Et pourtant, aucune douleur ne se fit sur le cors de la jeune femme sauf celle d'une chute contre un sol en pierre. Yami ferma brièvement les yeux, essayant de cacher et de calmer les tremblement de ses bras. Là, elle venait de bien le sentir passée. C'était son épaule, déjà démise à la base, qui venait de prendre le coup de la chute. C'est dans ce genre de moment que tu regrette de ne pas savoir te régénérée. Le contact froid du sol la glaçait un peu plus, sa tenue n'était pas vraiment adaptée à la situation. Puis un bruissement de tissus se fit entendre et la jeune femme ressentit la sensation du tissus contre sa peau nue. C'était quoi encore cette histoire. Elle releva la tête et vit le jeune homme sans sa cape, celle-ci se trouvait sur son dos. La jeune hésitait entre la gardée sur elle et ne plus avoir froid ou bien la laissée tomber au sol.

Son choix était fait, elle ne voulait rien de lui. Sa pitié il pouvait se la gardée. La jeune femme se redressa sur ses genoux et laissa choisir la cape au sol. Alors qu'elle était prête a se relevée, elle se prit une giclée de sang sur son visage. La jeune femme afficha clairement un visage contrarier. Il n'avait pas fini ? Oui. Après la faire tomber à terre, voilà qu'il foutait du sang sur la visage. L'odeur du liquide vital emplit rapidement la petite pièce, tentant la jeune femme plus que nécessaire. Elle n'avait qu'un désir boire du sang, mais elle se fit violence pour ne pas le faire. Elle n'allait pas s’abaisser à boire le sang de cette chose immonde qui servait Lily. Qui sais ce qu'elle a pu faire comme expérience dessus ? Yami arqua un sourcil interrogateur. Voilà qu'il lui intimait l'ordre de boire et de se guérir. Une fois de plus elle l'ignora, elle n'allait pas faire tout ce qu'il allait lui dire. Juste par fierté. Mal-placer, dite-vous ? Pas si mal-placer que cela vu qu'actuellement c'est la seule chose qui lui reste. Lentement et avec difficultés, elle retira du revers de sa main le sang sur son visage. Elle se redressa doucement et se mit à marcher. S’arrêtant bien souvent au bout de 10 pas pour ensuite reprendre sa marche. La vampire fixait ses armes en face d'elle. Une fois à portée de ses mains, elle les remit à leurs place. Ré-attachant les sangles qui retenait 4 poignards chacun à chacune de ses cuisses. Les autres qu'elle ne savait pas remettre a leur place à cause du manque de vêtement, elle les plaça dans un reste de sa robe qu'elle noua. Elle garda le « baluchon » dans sa main gauche, sa katana dans l'autre. Fatiguée par l'effort et la douleur qu'elle ressentait, elle se laissa tombée contre le mur. Essayant de récupérée un peu. Sauf que dans tout ça, elle avait réussit à ouvrir ses plaies au ventre pour le peux qu'elles c'étaient refermée. La Vampiresse émit une plainte de douleur et grogna.

« J'ai rien à te dire ... A part vas-te faire foutre... Je veux pas de ta cape, ni de se sang... »

Elle soupira doucement et se redressa en s'accrochant au pierre dont étais fais le mur. Ne sachant pas en état de refaire le trajet en sens inverse, elle resta contre le mur. Ayant clairement besoin d'aide, mais étant trop fière pour le demander.

« Ho, oui c'est vrais... C'est Maitre que je dois t'appeler ... »

Ton ironique et amer de la part d'une jeune femme qui est a bout physiquement, mais qui refuse de rendre les armes. Il n'as pas a en douter, Castello aura bien du mal avec la jeune femme.

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-



A Reçus: Les Ailes de Nety et une Rose, Un Voyage à Disney de Moka et une Rose
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 49
Date d'inscription : 26/08/2011
Localisation : Partout et Nulle Part... Avec une préférence pour le Nulle Part...
MessageSujet: Re: Cellule de Yami (Pv Nety)   Mar 6 Sep - 22:25

Demain, la Grande Guerre prendra fin…

De nouveau, cette pensée germait dans son esprit. Ce n’était pas une simple intuition, comme il l’avait pensé une semaine auparavant lorsque, perché sur sa falaise, il observait les dernières poches de résistance humaines, hybrides et Angéliques tomber les unes après les autres devant les assauts répétés et sans fin des démons et autres créatures maléfiques. Il en était persuadé, il y avait un sens caché dans ce message, sur lequel il n’arrivait pas à mettre la main. La première fois, il pensait qu’il s’agissait d’un simple pressentiment par rapport à la tournure que prenait cette guerre qui durait depuis maintenant cinq longues années consécutives, une tournure qui tenait plus d’un pari gagné d’avance. Mais là, dans cette cellule sombre et humide, il était persuadé que cette pensée qui emplissait maintenant sa tête avait quelque chose à voir avec cette jeune femme blonde appuyée au mur de pierre en face de lui. Il y avait quelque chose en elle qui le touchait personnellement, il le sentait, bien qu’il n’arrivait pas à comprendre ce que cela pouvait possiblement être. Il aurait pu qualifier cette sensation de sentiment étrange, s’il n’avait eu qu’une once de sentiment.

Demain, la Grande Guerre prendra fin…

Alors qu’il gardait le silence en observant le moindre geste de la Vampiresse Originelle, de la moindre petite crispation de ses doigts au mouvement régulier et rapide de sa poitrine nue à chacune de ses respirations, il s’interrogeait sans cesse. Si cette pensée qui lui occupait l’esprit était bien un présage, alors il y avait définitivement une erreur : le lendemain, la Grande Guerre avait bien pris fin, mais lui était resté à observer cette nouvelle société se fonder et se reconstruire sur les ruines de l’ancienne Tokyo. Ce ne pouvait être cela. Ou alors, cette phrase qui tournait et retournait dans son esprit avait été à prendre au premier degré ce jour-là, mais avait un sens différent, caché, aujourd’hui. C’était une possibilité à ne pas exclure. Mais pourquoi l’utilisation de la même phrase, dans ce cas, si ce n’était pour l’embrouiller et, justement, l’empêcher de trouver la réponse véritable. Parfois, il se disait que son esprit était bien torturé et, surtout, bien tortueux pour un être créé dans le simple but de faire régner l’Ordre par la Destruction et la prise incessante de vies considérées comme impures et dangereuses pour l’équilibre du Monde. C’était comme imaginer un chien de chasse réfléchir au théorème de Fermat : complètement hors-sujet !

Demain, la Grande Guerre prendra fin…

La Grande Guerre devait être une image, sans aucun doute. Ce qu’on appelait la Grande Guerre, ces cinq dernières années, il ne les considérait que comme une futilité. C’était peut-être cela, le secret : la véritable Grande Guerre, qui le touchait personnellement, prendrait fin le lendemain. Mais quelle était-elle ? Il l’ignorait. Il commençait sérieusement à s’embrouiller. Il comprenait que cela n’avait aucun rapport avec cette lutte qui venait de prendre fin, mais à un autre type de lutte, et qui, à ses yeux, tenait plus de Grande Guerre. Il se pencherait plus avant sur le problème une autre fois, pour peu que cette pensée quitte son esprit. Il fallait se concentrer sur autre chose, d’autrement plus important que les messages subliminaux que lui envoyait son cerveau. Oui, la vampiresse qui luttait pour pouvoir tenir debout. Se concentrer sur elle et sur rien d’autre. Elle et personne d’autre. Vider son esprit de tout ce qui est superflu. Il n’y avait plus maintenant qu’une image, dans la tête de l’Ange Déchu : cette femme aux longs cheveux dorés qui le dévisageait avec une espèce de haine et de mépris. Il n’en avait que faire, honnêtement. Des créatures qui l’avaient dévisagé ainsi, il en avait croisé et éliminé des milliers. Mais de celles qui avaient un tel désir transcendantal d’indépendance et de liberté, jamais.

Resté près de là où le petit serviteur égorgé gisait, encore tremblant, se vidant progressivement du peu de fluide vital qui lui restait, il avait observé la jeune femme. Dès son premier geste de rejet de son vêtement, préférant rester à moitié nue, apparemment, que d’accepter l’aide d’un étranger et, qui plus est, celui qui devait la posséder dorénavant, il comprit qu’elle était une femme qui s’affirmait en tant que telle et qui ne reculerait devant rien pour obtenir qu’on la respecte. Cela lui allait : il n’était pas comme toutes ces bêtes qui traînaient actuellement dans les rues et qui voulaient des femmes soumises dont ils pouvaient disposer à leur guise. Non, pour lui, ce sentiment de liberté était ce qui les rapprochait, si l’on pouvait décemment utiliser ce terme, dans cette situation. Elle était clairement différente des autres vampires. Peut-être était-ce dû à son statut de première de sa race, mais il sentait qu’elle avait des principes fondamentaux qui guidaient ses actes. La liberté et l’indépendance, encore et toujours, mais peut-être aussi quelque chose de plus profond, datant de l’époque où elle s’était éveillée au Monde de la Nuit.

Les gémissements et râles d’agonie incessants de la petite créature servile à ses pieds finirent par l’exaspérer. Aussi porta-t-il sa main à la poignée enrubannée de coton noir de son épée bâtarde gravée de runes sur toute la longueur de sa lame. Lorsqu’il dégaina dans un long sifflement de l’acier contre l’intérieur du fourreau, à la faible lumière de la torche, la lame aux trois rainures fut visible alors qu’elle se levait pour s’abattre d’un coup sec sur la nuque du démon. La pointe de l’épée avait été arrêtée avant même d’avoir pu toucher le sol de pierre : il s’agissait là d’une arme qui l’avait accompagné toute son existence, forgée dans l’acier du Paradis, le plus pur, le plus résistant et le plus tranchant, symbolisait le rang qu’il avait atteint au sein des Armées Célestes, il n’allait tout de même pas l’érafler contre de la pauvre pierre humide d’un cachot ignoble dans la demeure d’une soi-disant Déesse Nécromancienne, tout de même. En parlant d’elle, il ne pouvait s’empêcher de repenser à sa mine déconfite lorsqu’il avait jeté cette langue sanglante à ses pieds : une réaction instinctive, un réflexe qui trahissait des émotions qu’elle possédait sans vouloir les montrer. Elle était finalement bien plus faible qu’il ne l’avait imaginé. Mais c’était un détail qu’il garderait pour lui, pour l’instant. Parce que pour l’instant, la seule chose qui lui importait était dans sa main. Cette longue épée qu’il débarrassa du sang impur qui la souillait avant de la ranger dans son fourreau et de porter son regard glacial sur la jeune femme. Maintenant, si elle n’était pas bête, elle devait savoir qu’il n’avait rien à voir avec les démons et, au contraire, devait avoir compris qu’il s’agissait là d’un être des Cieux.

Il se baissa pour ramasser sa cape qu’il remit à sa place, rabattant comme par réflexe sa capuche sur son visage d’albâtre. Puis il s’avança à pas lents vers cette vampiresse à moitié nue qui luttait pour tenir debout, s’accrochant à son mur de pierre pour ne pas tomber au sol. Une telle force de caractère, une telle fierté, cela poussait définitivement au respect, un respect qu’il lui offrait par défaut comme il était prêt à l’offrir à n’importe quelle créature qui en valait la peine. Elle, plus que de demander du respect, faisait tout pour le mériter, se battait en le considérant comme lui appartenant de droit, pour ce qu’elle était, ou plutôt, pour qui elle était. Splendide. Arrivé à sa hauteur, il la toisa un instant de son regard glacial et inexpressif. Pendant un instant, ils n’échangèrent pas un mot. Cependant, il était clair qu’il dédaignait toute forme d’humiliation, surtout si elles venaient de démons, et la voir ainsi dénudée, bien que n’excitant en rien une libido inexistante, le mettait mal à l’aise. Enfin, l’expression peut être mal choisie, dans le sens où être à l’aise ne signifiait rien, pour lui. Mais elle refusait de porter sa cape, quitte à devoir rester dévêtue. Tant pis. De sa voix grave au timbre glacial malgré la sonorité Angélique sans défaut, il s’adressa à elle.


« Si tu n’as rien à dire, peut-être daigneras-tu écouter. Tout d’abord, je ne tiens pas plus que toi à cette relation de Maître et d’Esclave, pour la simple et bonne raison que je nous estime assez civilisés pour ne pas avoir à nous comporter comme ces démons, à la surface. Deuxièmement, ma venue en ces lieux n’est qu’une pure succession de hasards qui a abouti à ma victoire écrasante sur tous les postulants qui désiraient t’avoir comme objet de leurs désirs pervers. Vu que j’étais le dernier debout au milieu des cadavres, j’ai été choisi d’office…

Aussi, cela signifie qu’une fois sortis de cet endroit, je pourrais te rendre ta liberté. Mais de la façon dont je vois les choses, et vu l’état dans lequel tu te trouves, il ne se passera pas deux heures avant que tu ne sois de nouveau mise en captivité et remise aux enchères, ou, dans le pire des cas, déjà entre les mains d’un démon qui t’auras enchaîné dans sa cave et qui profitera de ton corps, te violera autant de fois par jour que son corps sera en mesure de le supporter, et ce jusqu’à ta mort et sans doute même après, si tu ne finissais pas en cendres à ce moment-là. Nous sommes d’accords, je pense, sur le fait que cette option serait à ne pas envisager, si le choix nous en était donné.

Et il se trouve que le choix, nous l’avons. D’un autre côté, je te propose de m’accompagner et de vivre en ma compagnie le temps qu’il te faudra pour recouvrer tes forces et reprendre le cours de ta vie en main. Tu pourras alors, à ton aise, planifier une quelconque vengeance envers cette Lily Ayokoshi que tous vénèrent aveuglément et, si tu en as les moyens, la renverser, prendre son Trône et la réduire en esclavage, de la même façon qu’elle ne s’est pas gênée pour te faire subir cette humiliation. Car s’il y a une chose que je peux te promettre, c’est qu’aussi longtemps que je t’aurai sous mon aile, cette Nécromancienne n’osera pas lever ses fesses de son siège pour venir te chercher, de peur de se prendre la plus grosse fessée de son existence. La balle est dans ton camp, jeune fille…
»

Il avait été clair et net sur la situation. Très honnêtement, mis à part cet intérêt qu’elle éveillait en lui de par cette force d’âme unique en son genre, il ne voyait pas pour quelle raison il s’encombrerait d’une personne en plus dans ses vagabondages sans fin sur cette Terre désolée. Si elle acceptait, il prendrait ses responsabilités pour avoir réduit en morceaux informes et visqueux l’élite des guerriers de Lily, si elle refusait, elle pouvait toujours essayer de fuir d’ici par elle-même et se retrouverait dans la même situation que celle dans laquelle il l’avait trouvée quelques minutes plus tôt. Il se retourna dans un bruit de cape et se dirigea vers le corps maintenant sans vie du serviteur qui gisait toujours à l’autre extrémité de la pièce. Il le savait, malgré ses airs hautains, il avait effrayé la maîtresse des lieux, et vu la facilité déconcertante avec laquelle il avait éliminé l’élite de ses soldats, elle savait qu’il n’était pas à prendre à la légère. Le fait même qu’elle ait accepté ses conditions préalables à la rencontre avec la jeune femme blonde, maintenant appuyée contre son mur de pierres, montrait qu’il lui avait fait forte impression, Déesse de la Mort ou non. Quoi qu’il en soit, une fois arrivé devant le cadavre, il sortit d’une poche de cuir attachée à sa ceinture une petite fiole argentée contenant une poudre blanche. Il mit un peu de cette poussière au bout de son doigt ganté et effleura le corps du serviteur. Là où il avait déposé la Poussière d’Ange, il commença doucement à se consumer, et il ne resterait bientôt de lui qu’un tas de cendres fumant. Il se retourna vers la vampiresse.

« Lorsque de ce cadavre il ne restera que des cendres, je quitterai cette geôle. A toi de décider si tu m’accompagneras hors d’ici ou non. En toute honnêteté, quel que soit ton choix, cela m’est totalement égal, car c’est de TON existence qu’il s’agit… »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mère de tous les vampires
Yami Abaraai
Mère de tous les vampires
Messages : 93
Date d'inscription : 12/08/2011
Age : 24
MessageSujet: Re: Cellule de Yami (Pv Nety)   Ven 16 Sep - 20:02

La jeune femme venait de refermer brièvement ses yeux couleurs sangs, elle se sentait soudainement épuisée. Ce qui n'est pas surprenant compte tenu de l'état de la jeune femme. La question à ce posé alors, est donc: « Comment elle a tenu jusque maintenant ? » La volonté sans aucun doute. Le désire de vengeance aussi, la demoiselle n'as que cela en tête. Ce n'est pas pour autant que la Belle en faisait une obsession, elle avait encore toute sa raison et ne voulait en aucun cas sombré dans la folie a cause de cette « Lily ». Et pourtant, Dieux sait que cette « simple » captivité l'avait mise sur les nerfs. Le fait d'être emprisonnée dans le noir, sans présence et sans liberté de mouvent. L'avait plongée dans une sorte de « déprime ». Étrange pour quelqu'un qui « n'aime pas » le soleil, et qui est bien souvent seule. La jeune femme soupira doucement, comme si le poids du monde pesait sur ses frêles épaules. Étrange sensation d'ailleurs. Depuis combien de temps n'avait-elle plus ressentit cela ? Des années, si pas des siècles.

Elle ré-ouvrit ses yeux lorsqu'elle entendit un bruit autre que les râles du serviteur, qui étaient soit disant passant excessivement énervant, un bruit relativement caractéristique pour les oreilles de la jeune femme. Le bruit d'une arme « blanche » que l'on dégaine de son fourreaux. Yami était du genre, bien qu'a savoir se battre par ses propres « moyens », aimait utilisé des armes comme des poignards et des katanas. L'attention de la vampiresse se porta directement sans s'en rendre compte sur l'arme maintenant libérée. Elle avait rarement vu pareille arme et pourtant savait exactement sa provenance. L'épée s’abattit sur la nuque du Démon sans avoir touchée la pierre du sol de la cellule. La vampire réfléchissait, intriguée par la présence de cet être angélique sur cette terre. Une créature de sa nature n'avait ,en théorie, rien a foutre ici et encore moins dans la demeure de Lily à se présenter comme son « Maitre ». Il y avait un truc pas normale et dérangeant pour elle. Pire que de devoir être la propriété d'un être démoniaque. Être celle d'un Ange ! N'a t-il pas pire pour une créature « diabolique » ? Malgré cet aveu indirecte, elle était tout de même heureuse de ne pas avoir un démon ou un autre vampire comme « Maitre ».

L’épée était a nouveaux aussi propre et net qu'au début. Pure aussi, comme ses cheveux blancs. Elle ne l'avait pas comprit dès le début sa nature. Était-elle si affaiblie que cela ? Probablement, ou bien elle avait a faire a quelqu'un d’extrêmement même de lui et de ses capacités. Elle avait entendu bien des choses sur les Anges. Mais n'en avait jamais réellement eux en face d'elle, les malheureux qui avait eux le désespoir de tomber face à ses « enfants » n'avaient jamais su rester en « bonne état ». On peut donc de dire que cet catégorie d'être surnaturelle piquait sa curiosité à vif. La curiosité. L'un de ses plus grands défauts. En même temps n'est-ce pas incroyable de continuer a s’intéresser à ce qui l'entour après tant d'années et de siècles de vie ? A présent la jeune gardait ses yeux river vers le jeune homme bien que toujours méfiante et peu accueillante envers lui, on pouvait voir désormais une petite lueur d’intérêt dans ses yeux beaux yeux. Sa capuche rabattue sur ses cheveux blanc lui donnait l’impression que cette homme essayait de se fondre dans les ténèbres. Cela devait forcement être dangereux pour lui de sortit tel qu'elle dans la rue.

Leurs regards toujours accrochés l'un à l'autre, il amorça un déplacement dans sa direction. La prise des doigts ensanglantées de la jeune fille se fit plus fort encore sur la pierre, la faisant souffrir un peu plus. Il était Hors-De-Question pour elle de tomber si bas face à lui. Un moment de silence s'installa avant que Netyrianna ne le brise de sa voix. Il semblait bien bavard sur le moment. Il suffit d'un mot pour résumer la tête que la jeune femme fit a la première partie de son monologue. Incrédulité.

*Il se fout de moi ou quoi ? Il veux vraiment me faire gober qu'être un « Maitre » ne l’intéresse pas ? Quel homme sain d'esprit dirais ça ? De tout temps, les hommes ont eux comme fantasme malsains de soumettre les autres. Et lui, parce qu'il est un ange déroberait à la règle ? Çà je demande a voir.... Deuxièmement, ils « nous » ? Depuis quand il prétend me connaitre lui ?! Il est pas gonflé lui ! Limite à l'entendre, c'est une corvée d'avoir été choisit... Et puis le hasard, fait bien les choses pour lui, hein ?! ...*

Yami serrer la mâchoire, dans l'espoir de refoulé sa colère présente a cause des choses qu'il avait sous-entendus, mais qu'elle avait rapidement comprit. La jeune femme a l'art de comprendre ce qui doit justement ne pas être comprit, ou a mal interpréter les paroles des gens. C'est con pour le petit ange, n'est-ce pas ? Seconde partie du monologue. Air mauvais de la part de la jeune femme et un regard glaciale.

*Ses mots sont juste, mais Put**in ! Il sait pas montrer un minimum de tact ? Je verrais bien que moi, je lui dise dans le blanc de l’œil qu'il se ferait violer jusqu’à la mort par des démons ... Et même encore après. C'est d'une fraicheur ... »

Sourire forcé de la part de la jeune femme, lentement, mais surement le vase commençait à se remplir dangereusement. Là de la manière dont Yami retenait ses « mauvais passages » de son discourt, elle pouvait sans problème le prendre pour le pire de sal*pard. Il n'y avait que la fin du discours que Yami n'avait rien a redire. Sa proposition était intéressante, mais elle ne digérait pas ce qu'il avait précédemment dit. Sans attendre une réponse de la part de la jeune demoiselle, il se retourna dans un geste théâtrale impressionnant. Ou pas. C'est pas avec sa cape qu'il allait l'impressionnée.

°°°°°Un peu de poudre plus tard°°°°°°

Yami observait le regard perdu les flammes qui léchaient lentement, sensuellement (?) le cadavre du petit guide. Ses dernières phrases ne semblaient pas atteindre la jeune femme, elle semblait hypnotisée par ses flammes. C'était beau tout simplement. Mais en même temps, sa lui rappelait tellement de mauvais souvenirs. Peu a peu, dans les flammes, la jeune femme commença a apercevoir des formes de corps. Son imagination lui jouait des tours sans aucun doute. Une femme tout d'abord puis d'autres corps. Ils font un cercle, la femme est au milieux seule. Elle crie, non elle hurle.

La vampire essaya de reculer soudainement, prise d'une panique soudaine. Encore plus pâle qu'a l’accoutumance. Par se geste de recule, elle glisse et tombe au sol, se cognant la tête au mur de pierre. Yami passa sa main gauche devant sa visage, se cachant les yeux, essayant de reprendre contenance. Qu'est-ce qu'il la fait réagir comme cela ?

*Cette femme qui brulait, c'était moi ?... *

La demoiselle ne comprenait pas, pourquoi voyait-elle cela ? Aussi loin qu'elle se souvienne, elle n'as jamais subit ce genre de chose alors pourquoi ? La Vampire poussa un faible soupire et secoua la tête. Elle était plus fatiguée qu'elle ne le croyait, la preuve elle hallucinait. Reprenant contenance, elle n'essaya même plus de se relevée. Étonnamment sa colère sembla se ravivée d'elle-même. Et de toute la hargne qu'elle avait encore elle lui répondit.

« Arrête ton baratin, à t'entendre m'avoir 'gagner' est une corvée ! De quel droit, oses-tu prétendre me connaitre ?! Tu sais que dalle de moi ! Tu sembles te croire mieux car tu es un Ange, n'es-tu pas aussi misérable que moi ou que ses Démons pour te trouver dans ce trou à rats ?! Quelqu'un comme toi a rien a foutre ici ! Barre toi seulement, je te retiens pas. De plus ce n'est pas MON existence comme tu viens de le dire. J'ai pas demander à devenir une saloperie de Vampire, j'en peux rien si un enculé qui vit aux Enfers a choisit pour moi !

A aussi, ne t’inquiète pas. Je vais pas me transformer en cendres juste parce qu'un Démon me violerait. Je suis plus à ça près... Et puis, il faut avoir l'envie de baiser un cadavre ambulant ! Nan sérieux, t'es trop 'blanc et immaculé' pour rester dans ses ténèbres -ci. Ma vengeance, ouais je la prendrait bien. Mais c'est clairement pas dans cette état que je vais réussir à faire quelque chose... Sa y ai les flammes sont éteintes, je brules plus ! »

Yami se mit a ricaner doucement sans aucune raison, on pourrais croire qu'elle a vraiment péter une casse. Et ce n'est pas faux, elle fait peur maintenant rigolant comme une démente tout en pleurant. La jeune femme est vraiment a bout. Et c'est pas beau a voir !

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-



A Reçus: Les Ailes de Nety et une Rose, Un Voyage à Disney de Moka et une Rose
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 49
Date d'inscription : 26/08/2011
Localisation : Partout et Nulle Part... Avec une préférence pour le Nulle Part...
MessageSujet: Re: Cellule de Yami (Pv Nety)   Ven 23 Sep - 20:05

Le regard que l’Ange porta à la jeune femme blonde n’avait rien d’un regard ordinaire car, aussi travaillé soit-il, aucun regard existant ne peut décemment receler une telle absence d’émotion. Alors qu’une personne standard, lambda, un Monsieur ou Madame Tout-le-Monde aurait répliqué par des justifications, se serait énervé ou se serait aplati devant cette déferlante de colère venant d’une telle femme, lui n’avait rien fait de plus que l’observer de son regard à la fois vide et inquisiteur, qui semblait pénétrer dans les chairs et sonder jusqu’à votre âme. Il fut un temps où il était capable d’une telle prouesse, mais cette époque était révolue le jour-même où il s’était réveillé torse nu dans la neige dont la froideur l’avait glacé jusqu’au sang. En cet instant, bien au contraire, il était devenu la souillure sur ce paysage blanc et immaculé.

Il donna un coup de pied négligent dans le tas de cendres froides qu’était devenu le petit serviteur, les éparpillant en de minces débris grisâtres qui finirent par disparaitre dans les ténèbres de la geôle froide et humide. Etrangement, cet environnement ne lui déplaisait pas : loin de haïr son ancienne demeure où il ne manquait de rien et où il pouvait profiter de tous les plaisirs dont peuvent rêver les être animés par le simple but de servir un Père absent et démotivé, il trouvait que cette grande pièce reflétait ce qu’il était au fond de lui, et ce qu’il avait toujours été, bien qu’il ne s’en rendait compte qu’à l’instant. Il ne l’avait jamais nié, car on ne le lui avait jamais fait remarqué ni reproché, mais comprenait maintenant que depuis sa création, il avait toujours été d’un naturel froid et inquiétant, le genre de personne avec qui on ne sociabilise pas de son plein gré, à l’image de cette pièce. Après, tout, il avait toujours obéi aux ordres donnés, commandait sa Division des Armées Célestes comme il bougeait ses pièces sur un échiquier, rendait hommage à ceux de ses frères et sœurs qui tombaient au combat, mais jamais il n’avait versé une seule larme pour eux. Et malgré tout cela, une seule pensée déviante après des millénaires de droiture ne lui avait valu pour procès qu’une volée de coups et l’ablation de ses ailes. Et cet endroit à son image, il devait maintenant le quitter comme il l’avait promis à la jeune femme : le temps était écoulé et elle n’avait pas fait de choix, préférant apparemment rester seule avec son honneur que d’être libre en ayant montré un signe de faiblesse morale. Choix tout à fait respectable, pour lui qui avait toujours été loyal et était toujours allé au bout des choses, quitte à en souffrir comme il l’avait déjà fait au fil des nombreuses années qu’il avait pu vivre.

Dans le silence le plus total, il se détourna de la Vampiresse Originelle et se déplaça vers la sortie. Alors qu’elle restait dans son coin, accrochée à son mur de vieilles pierres froides et humides, lui s’apprêtait à s’en aller pour ne jamais revenir. D’un côté, bien qu’aucune émotion ne soit impliquée dans cette réaction, il trouvait dommage que cela finisse d’une telle façon, avant même que cela ait pu commencer. Mais il avait appris tout au long de sa vie que cette Liberté qu’il n’avait jamais eue, il devait la laisser aux autres et ne jamais chercher à influer sur les choix d’autrui. De toute façon, il ne voyait pas comment la forcer à le suivre, si ce n’était en la ligotant et en la traînant de force hors de cette demeure, alors même que la prendre sous son aile relevait d’un bon sentiment qu’il ne possédait pas. D’un certain point de vue, et elle avait raison dans son cynisme, il considérait comme une espèce de corvée le fait d’avoir à s’occuper d’elle. Car c’était de cela qu’il s’agissait, en soi : il se devait de prendre soin d’elle jusqu’à ce qu’elle soit en mesure de voler convenablement de ses propres ailes, comme un oiseau tombé du nid… Et séquestré pendant quatre jours dans une cage sombre tenant plus de l’abattoir que du lieu de repos et de sérénité. Et cet intérêt qu’il avait vu en elle, cette force d’âme et de caractère, c’était dommage mais il n’en verrait sans doute jamais les tenants et les aboutissants.

Sur le pas de la grande porte auparavant scellée, il s’arrêta. Doucement, il retira sa capuche et découvrit à la faible lumière de la torche au milieu de la salle une chevelure couleur corbeau, plus courte que celle qu’il avait quelques secondes plus tôt, ébouriffée et lui donnant comme un aspect d’adolescent rebelle au sortir du lit en plein Dimanche après-midi après une soirée très alcoolisée la veille. Il jeta un regard à la jeune femme et ce dernier, en plus d’être sans émotion, était bien plus froid que celui qu’il arborait en entrant dans la pièce. Ses yeux n’étaient plus de cette belle couleur vert pomme brillant dans les ténèbres telles deux émeraudes tout droit sorties de leur écrin, non, ils étaient maintenant d’un bleu sombre virant sur le noir et cerclés, sur l’extérieur de l’iris, d’un mince trait ambré. Si, jusqu’ici, il avait fait preuve de froideur et d’insensibilité, il avait maintenant presque l’air cruel, comme animé par une profonde haine refoulée qui ne demandait qu’à sortir du carcan de sa chair. Il était vrai qu’au fil des millénaires, il avait dû prendre sur lui en de nombreuses occasions, s’était forcé à obéir aux ordres qu’on lui donnait alors que son esprit lui dictait une conduite particulière et, souvent, plus expéditive. Lorsqu’il s’était agenouillé devant la dernière création de son Père, les Humains, et qu’il avait vu Adam et Eve se repaître du Fruit Défendu, au Jardin d’Eden, il n’avait songé qu’à éradiquer cette espèce qui, contrairement à ce qu’en pensait Dieu, semblait plus encline à briser les règles pour assouvir leurs propres désirs qu’à faire preuve d’altruisme et d’un amour véritable envers celui qu’ils auraient dû faire passer en priorité, comme lui-même l’avait fait : leur Créateur. Et alors qu’on lui interdisait de venir à bout de ces frêles créatures naissait en lui une espèce de rancœur qui ne cessa de croître au fur et à mesure que se succédaient sous ses yeux les erreurs commises par l’Homme : Sodome et Gomor, la Passion du Christ, puis plus tard les Croisades et les Inquisitions, et tant d’autres inhumanités au nom du Seigneur son Père, qui ne voulait pourtant qu’une chose, voir Sa plus belle création faire preuve d’Amour et de Tolérance envers elle-même. Après tout, le soudain désintérêt de Dieu pour la Terre était tout à fait compréhensible. C’était trop pour lui d’assister à la décadence de ce qu’il avait créé et sur lequel il avait passé tant de temps à travailler. Mais pendant que le grand Patron, sur son Trône, se morfondait, lui, l’Ange Guerrier, ne cessait de vouloir mettre un terme à cette folie qu’était l’espèce humaine, et ne cessait d’être coupé dans son envie de destruction par ses frères et mentors, Michael et Gabriel. Et cette rancœur et cette haine grandit toujours plus au fond de son cœur froid, et était visible à travers ses pupilles d’encre tâchées.

Il semblait qu’il était une toute autre personne, tout à coup. Physiquement, cela allait de soit : son visage restait inchangé, mais cette chevelure et ce regard altéraient toute l’image de pureté et de blancheur qu’elle avait pu apercevoir de lui. Non, il n’était pas un être pur : rien ne l’est jamais, rien n’est jamais tout noir ou tout blanc, pas même les Anges. Lui-même, malgré ses principes et son code moral, recelait en lui une déferlante d’envies nihilistes qui se débattaient pour sortir, une belle Âme Grise, comme toute créature en ce monde décadent. Bref, au-delà de ce physique altéré et cette impression d’être pris au piège dans un trou sans fond à chaque fois que l’on croisait son regard, il y avait aussi ce sentiment qu’il dégageait. Si en temps normal, il donnait l’impression d’être une personne droite mais qui manquait un peu de personnalité, tel un soldat de plomb, il était maintenant celui qui avait tenu tête sans le moindre effort à une troupe de guerriers démoniaques d’élite, les avait tous massacrés et avait même défié la Maîtresse des Lieux qui n’avait rien su lui refuser de ses demandes. Désormais, il était l’Ange sûr de lui, confiant dans ses capacités, sachant pertinemment qu’il avait le dessus sur la plupart des êtres peuplant cette planète.

Et alors que rien ne le laissait présager, il se retourna complètement et se dirigea à pas lents vers la Vampiresse Originelle. Au fur et à mesure qu’il s’avançait, la femme blonde avait de plus en plus de mal à respirer convenablement. Autour de l’Ange, la pression baissait, et plus il se rapprochait de cette femme à moitié nue, plus la distance entre les deux protagonistes diminuait, et plus la pression en faisait de même. Il se retrouva bientôt à deux mètres d’elle, et la pression était descendue sous la barre des 700 milli-Barre, empêchant Yami d’effectuer le moindre mouvement. Déjà qu’elle était affaiblie, la situation ne s’arrangeait pas pour elle. Son corps était solide, il n’exploserait pas pour si peu, mais il ne tenait qu’à lui de baisser la pression autour de lui sous la barre des 500 milli-Barre, voire des 300 s’il se concentrait un peu, et la purée sanguinolente qui s’en suivrait ne tarderait pas à recouvrir sa peau d’albâtre, de même que l’ensemble de ses vêtements. Il gardait son regard plongé dans celui de la Vampiresse un moment. Elle arrivait tout de même à lever la tête malgré cette force écrasante… Splendide ! Et d’un voix froide devenue aussi tranchante qu’un couperet, il s’adressa à elle.


« Je ne vaux pas mieux que quiconque, tu as raison sur ce point-là. Mais tu te trompes quand tu penses que je ne sais rien de ta petite personne… Yami Abaraai !

J’étais déjà là avant la création de cette Terre, à l’observer aux côtés de mes frères et de mon Père, le Créateur, Dieu. Et quand ton père, un homme de l’Est, d’un pays qu’on appelle aujourd’hui Japon, a rencontré ta mère, femme du Nord, d’un pays qu’on connait maintenant sous le nom de Suède, j’étais là. Je t’ai vue naître il y a 3574 ans, en 1562 avant Jésus Christ… Et je t’ai vue quand mon propre frère, jumeau de surcroît, t’as séduite, tuée et changée en ce que tu es devenue.

Et alors que j’ai supplié à genoux les Archanges Michael et Gabriel, et même Dieu en personne, de lancer un assaut en Enfer pour empêcher la création d’une nouvelle race démoniaque, pour t’offrir une mort digne et une place au Jardin d’Eden, personne n’a bougé le petit doigt. Alors c’est vrai, jeune fille, je vaux pas mieux que les autres et c’est sûrement pour cette raison que je suis sur cette planète pourrie et décadente, qui plus est dans un cachot dégueulasse et en compagnie d’une femme qui pense connaître quelque chose du monde alors qu’elle n’a pas vécu un dixième de mon existence… C’est vrai que je vaux pas grand-chose, mais il y a eu un moment dans ma vie où j’ai voulu faire preuve de compassion à ton égard, quitte à devoir perdre ma vie face à Lucifer, alors que toi… Tu dis que tu n’as pas choisi ce que tu es devenue et je le sais, mais rien ne t’obligeait à repeupler cette terre de suppôts de toi-même. Si cette Non-Mort t’était insupportable, il te suffisait de faire bronzette et tout aurait pu se terminer là. Alors ne prétends pas pouvoir me faire la leçon, jeune fille, car tu n’en as clairement pas les moyens. Tu n’as pas choisi ce que tu as subi, mais tu as fait le choix de continuer à vivre alors, que tu le veuilles ou non, il s’agit de TON existence.
»

Et sur ces mots, il tourna les talons et se dirigea de nouveau vers la sortie. Il avait fait preuve de clémence à son égard en entrant dans la pièce, il lui avait maintenant fait comprendre que jouer les victimes et faire mine de péter une durite ne mènerait à rien. Mais malgré cela, il ne l’avait pas dit, mais elle avait encore la possibilité de le suivre si elle voulait cette vengeance à l’encontre de Lily. Il n’en avait cure, en soi, mais il ne refuserait pas d’étudier un peu plus ce comportement marginal et d’en voir les limites, les points faibles, et les avantages que cela pouvait donner selon les situations qui se présenteraient à eux. Il avait toujours été mieux seul, mais après tout, un peu de changement pour un nouveau départ, c’était peut-être ça qu’il aurait dû faire depuis le début, depuis sa Déchéance. Et qui savait, peut-être que la Grande Guerre, sa Grande Guerre, prendrait fin grâce à ce qu’il vivrait à ses côtés, si elle choisissait de le suivre hors de cette geôle…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Mère de tous les vampires
Yami Abaraai
Mère de tous les vampires
Messages : 93
Date d'inscription : 12/08/2011
Age : 24
MessageSujet: Re: Cellule de Yami (Pv Nety)   Mer 5 Oct - 19:33

Cet homme semblait être aussi vide qu'une coquille. Il la fixait comme çà sans rien laisser paraître, ses yeux ressemblait à ceux des poupées en porcelaine. Beaux, mais complètement vides et figés dans une expression de néant. L’Ange ne laissait rien paraître ni étonnement, ni joie ni haine. Rien. Et encore rien. Même d'un point de vue de ses réactions, il ne faisait rien qui aurait pu trahir se qu'il ressentait. Et ce comportement pour le moins inhabituel dérangeait Yami. Jusqu'à présent elle n'était jamais tombé sur un homme comme lui. Les paroles de la jeune femme ne semblaient avoir eu aucun impacte sur lui. Et même si la jeune femme ne le montrait pas clairement, sa la dérangeait véritablement. Elle parlait à un mur, à une chose. Elle se faisait tout simplement ignorée et çà lui était difficile de l'admettre. Elle qui avait, depuis sa transformation, chercher à se faire une place en s'imposant. N'arrivait à rien avec cet homme. Exaspèrent.

La vampire le regarda donner un coup de pied dans le tas de cendres froides qui restait du corps qu'avait été le serviteur de Lily. Et puis comme-ci cela semblait logique de le faire, il fit demi-tour toujours sans avoir dit le moindre mots sans avoir exprimer la moindre expression. Il allait probablement quitté la geôle comme il lui avait dit précédemment. La jeune femme le regardait partir sans amorcer le moindre mouvement, elle lui avait clairement dit de partir. Néanmoins, cette situation ne lui plaisait pas. Lui allait sortir d'ici libre comme à son entrée dans la pièce alors qu'elle allait encore croupir ici jusqu'à la prochaine nomination de celui qui devra être son maître. Pourquoi ne pouvait-elle pas avoir droit a la liberté ? Alors que ce glaçon sur patte, lui, y avait droit et ne semblait pas « vivre » ? Le monde est injuste, non ? Yami baissa la tête, soudainement attristée par ses constations pas très joyeuse. C'est quand on perd quelque chose que l'on se rend compte à quel point elle est indispensable. La jeune femme venait d'apprendre la leçon et le regrettai amèrement. Les bruits de pas se tut, pourtant il n'était pas encore sortit de la pièce. La vampiresse releva les yeux et l'observa sans comprendre. Depuis quand ces cheveux avait cette teinte et cette longueur ? Elle pouvait jurer qu'il était plus long et entièrement blancs il y a peu. Le jeune homme se retourna et une nouvelle fois Yami sembla perdue. Ses yeux n'avait plus rien à voir avec ceux qu'elle avait pu voir jusqu'à présent tant sur leurs couleurs que sur ce qu'ils dégageaient.

Yami aimait ces yeux car ils n'étaient plus inexpressifs contrairement à ceux verts émeraudes. Même si c'était une haine inimaginable qu'elle voyait et une cruauté à peine voilée. Elle continuait de fixer ses yeux. Pour peu, on pourrait dire qu'elle était sous le charme du regard de cet homme. Peu importante les sentiments qui animent ceux qui lui font face, du moment que c'est n'est pas le regard d'un petit soldat vide de personnalité. Même la haine et le mépris est plus agréable pour la vampire que d'être ignorée. Tant que l'on posera un regard quelconque sur elle, elle continuera d'avancer. Tout aussi surprenant que ce changement de « personnalité » l'ange se retourna vers elle et se mit à marcher dans sa direction. L'air triste de la jeune femme avait bien vite été remplacer par un regard brillant d'une joie malsaine et d'une pointe de malice. Cet homme sur de lui dégagent cette impression de « puissance » lui plaisait bien plus et l’intriguait au plus haut point. C'est peut-être cette même impression qui l'avait attirée chez Satan à l'époque ou il l'avait séduite. Yami peut se montrer par certains de ses côtés comme étant une véritable dépraver. Comment çà ? La jeune femme semblent avoir toujours eu cet attrait vers le « mal », le « sombre ». Malgré sa « mésaventure » avec Satan même elle ne pouvait pas s’empêcher d'apprécier des gens avec un certain côté sombre. En occurrence là, elle était bien partie pour essayer de faire ressortir le « mauvais côté » de l'ange. On est ou on n'est pas une créature démoniaque.

La vampiresse perdit son sourire, mais la leur de son regard. Maintenant, elle sentait très clairement que sa allait être « sa fête » si l'on peut dire. Plus il avançait à pas lents vers elle plus elle avait du mal à se maintenir en position assise. Elle se faisait littéralement écrasée par l'air ambiant. Dans son état, elle n'arrivait pas à supporter ce changement de pression. Elle se retrouvait couchée contre le sol, visage contre la pierre plaquée par une force invisible. C'était tellement pesant qu'elle avait a présent du mal à continuer de respirer. Elle avait l'impression qu'au moindre de ses caprices, elle allait exploser de l'intérieur. C'était même douloureux pour la jeune femme vu dans l'état où elle se trouvait. Elle se demandait d'ailleurs comment elle faisait pour résister à cette puissance. Péniblement et avec le reste de force qu'il lui restait elle redressa la tête. Tenant tête à son regard. Lentement, elle se mit à parler. Sa voix aussi froide et tranchante qu'une lame et ses paroles plus acérées que les serres d'un aigle. C'était à son tour de prendre ses quatre vérités en face. Chaque phrase prononcée lui faisait l'effet d'un poignard planté dans sa chair déjà meurtrie. Il ne mâchait pas ces mots et semblait même ressortir une certaine rancœur qu'il rejetait sur elle. La jeune femme en aurait presque eux les larmes aux yeux, j'ai bien dit presque. Maintenant qu'elle savait certaine chose dont elle n'avait pas eu ouïe, elle n'avait plus qu'un désir lui faire ravalé certaines de ses paroles.

Le flot de parole meurtrière s'arrêta et le jeune homme fit demi-tour et reprit sa route vers la sortie de cet maudite pièce. La jeune femme poussa un soupire de soulagement. Elle se sentait enfin un peu mieux, elle arrivait à mieux se mouvoir. Yami fixa le dos du jeune homme qui ne se souciait plus de sa personne. La tension était retombée après son monologue. La jeune femme posa ses mains a plat contre le sol froid et poussa sur celle-ci pour redresser le haut de son corps. Ses longs cheveux blonds retombant en cascade sur son visage et ses épaules nues. La lueur amusée de ses yeux ne c'était pas ternie. La demoiselle semblait s’intéresser plus que ce qu'il fallait aux jeune homme. Il ne fallait pas oublier qu'elle est la nature de la jeune femme. Elle était un vampire, une de ses créatures baignées dans les ténèbres. Et dans une certaine luxure aussi, il faut l'avouer. Pas aussi tentatrice que des succubes et incubes, les vampires ne se défendaient pas trop mal de ce côté. Il ne faut donc pas en vouloir à la jeune femme d'user de son charme vampirique.

« Ho, et bien. Dois-je me sentir honorée ou bien étonnée de savoir que ma petite vie ai susciter tant d'émoi au ciel. Une femme qui pense tout savoir de la vie ? Tu m'envoie navrée d'apprendre que tu es si vieux que cela. Si tu sais tout alors je suppose que tu sais se que sa fait de passer d'une âme plus ou moins pure à une âme complètement pervertie, non ? Quelle chance, j'ai. Il faut que celui-ci qui m’ait gagnée ai Satan comme frère jumeaux. Un belle exemple de la réussite de Dieu. Son propre fils qui la trahi. Et maintenant toi qui semble plus sombre que ce que tu ne le montre. Serais-ce le propre même de l'ange de se pervertir. Hum qui sait.

Crois-tu réellement qu'après avoir été abandonnée par ton Père j'allais me morfondre et me laisser crever ? Mauvaise idée. C'est ma petite vengeance, vois-tu. Je n'ai pas choisie ma condition de non-vivant et même si j'en veut à cet enculer qu'est ton frère. Je ne contait pas laisser Dieu s'en sortir si facilement, il a fait l'erreur de laisser Satan me transformer. Et bien, j’étais bien déterminée à lui prouver l'ampleur de son erreur. Au début, j'ai bien souvent penser à ceux qui souffrirait de mes actes, mais c'est vite passer. Pourquoi serais-je la seule à souffrir de la bêtise d'un « sur-homme »?

Me regarde pas comme çà, sois heureux que je te parle en te montrant la « vrais » moi. J'apprécie cette facette de ton être, tu devrais penser à me la montrer plus souvent.

Oublions pas que l'Enfer c'est les autres, tu ne seras pas caché ta vrais nature avec moi comme il en va de même avec toi. Fais attention, petit angelot, je risquerais de te salir un peu plus.»

La jeune femme se mit à rire doucement. Le jeune homme était un des premiers à voir comment elle était vraiment. On peut dire que « son côté vampire » se manifestait bien plus en présence du côté sombre de l'ange. Yami ferma ses paupières et les ré-ouvrit plus lentement. Ses yeux n'avait plus cette lueur malsaine et malicieuse. Elle était redevenue la Yami habituelle. Elle le fixait avec méfiance. Puis finalement, elle ouvrit la bouche une dernière fois pour lui demander une dernière chose.

« Tu compte attendre que je rampes jusqu'à toi ou tu va avoir l'illumination que dans mon état physique y a pas moyen que je bouges par moi même ? Tss, imbécile d'ange.... »

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-



A Reçus: Les Ailes de Nety et une Rose, Un Voyage à Disney de Moka et une Rose
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 49
Date d'inscription : 26/08/2011
Localisation : Partout et Nulle Part... Avec une préférence pour le Nulle Part...
MessageSujet: Re: Cellule de Yami (Pv Nety)   Mer 26 Oct - 22:51

Lorsque l’on est venu au monde Immaculé, on finit forcément par se salir…

Il se tenait sur le seuil de la porte de l’immense cachot et, malgré la capuche rabattue sur son visage et sa chevelure, il n’y avait aucun doute possible : cette voix froide et inexpressive, sans plus être tranchante ni teintée de colère ou de cruauté, il suffisait de l’entendre pour savoir que derrière de longues mèches blanches brillaient dans la noirceur de la pièce les deux émeraudes qui lui servaient de pupilles. Il restait dans l’encadrement sans bouger, semblant réfléchir, gardant haute sa tête et respirant profondément, comme pour prendre une grande décision qui déterminerait son destin à tout jamais, qui déterminerait son éternité. Il tourna légèrement la tête de côté, dissimulant le haut de son visage derrière les pans de tissu sombre et ne montrant que ses lèvres et quelques mèches de sa chevelure couleur de neige. D’un ton calme, comme si de rien n’était, il termina la phrase qu’il avait entamée quelques secondes plus tôt.

N’ai-je pas raison, mon Frère ?

A quelques centimètres à peine derrière le corps allongé et affaibli de la vampiresse millénaire, une silhouette élancée se tenait debout, enveloppée dans un costume noir rayé de fines lignes verticales couleur carmin, cintré à la taille et coupé cigarette aux jambes. Et dans la faible luminosité de la geôle, son visage put enfin être aperçu alors que l’homme aux traits fins et au visage d’une pâleur maladive ôtait de sa tête un Borsalino noir pour découvrir une paire de pupilles d’un rouge sombre au regard sournois trônant au milieu d’yeux entièrement noirs , couplée à ce qui se voulait être un sourire : des lèvres entrouvertes à peine tirées sur les coins, laissant apparaitre deux rangées de dents pointues, les mâchoires serrées, donnant un air malsain à cette figure blême. Ses mains, la droite tenant son chapeau contre sa poitrine et dissimulant en partie sa cravate noire, et sa gauche le long de son corps fin et svelte, étaient d’une blancheur cadavérique et munies et longues griffes noires. Enfin, ses cheveux mi-long, d’un roux sombre maculé de noir, étaient ondulés et tombaient en encadrant son visage, rebiquant par-ci par-là, tandis que derrière sa nuque descendait une longue et fine natte qui ne s’arrêtait qu’au niveau de ses belles chaussures vernies, de type Italiennes, sans le moindre doute. Et de son regard malsain, il observait l’Ange Déchu qui l’observait à son tour, dissimulé derrière le tissu de sa capuche.

Soudain, ce dernier se retourna en lançant de sa main gauche une demi-douzaine de lames effilées en direction de l’intrus et, dans le même geste, porta sa main droite à la poignée d’argent de la rapière ceinte à sa hanche opposée et qu’il tira dans un sifflement métallique caractéristique avant de s’élancer d’un bond vers l’homme en costume, faisant voler sa longue cape noire derrière lui. Le nouveau-venu, lui, se contenta de faire un large mouvement gracieux de son bras droit, faisant passer son chapeau devant son torse et son visage et récupérant dans le couvre-chef sombre chacun des couteaux qui lui étaient destinés, décorant maintenant son visage d’un sourire narquois. Et lorsqu’il libéra son champ de vision, il aperçut Castello venant droit sur lui, sa longue rapière à la main. D’un geste rapide et harmonieux, il avança sa main gauche et, du bout de ses doigts, des flammes apparurent et formèrent une boule incendiaire qui se dirigea droit sur l’Ange. Dans un même mouvement, il ramena vers lui son chapeau contenant les six lames d’argent et les jeta toutes en l’air, remettant en place le Borsalino sur le haut de sa tête, et rabaissant soudainement son bras, frappa les projectiles pour les envoyer sur son cadet. L’Ange, dans sa course, frappa la sphère enflammée de sa lame, supportant la chaleur. Et alors qu’il la repoussait au loin, perdant son arme qui tomba au sol après de nombreux tours en l’air, sa transformation put être observée : ses cheveux blancs se raccourcirent et se teintèrent de noir tandis que ses yeux s’assombrissaient de même et que ses lèvres s’écartaient et poussaient une espèce de cri, à la fois de rage, et en même temps de guerre, le genre de cri qu’avait poussé Léonidas avant sa chute aux Thermopyles.

Lorsqu’ainsi, il se retrouva du soldat de plomb mécanique à l’Ange, guerrier parmi les guerriers, rodé par des millénaires de combats sans fin, l’issue du combat fut décidée. Sa vitesse de réaction décuplée et ses capacités musculaires accrues lui permirent de voir arriver sur lui les lames tranchantes qu’il n’eut aucun mal à détourner en dégainant de sa main gauche sa seconde rapière enchantée qu’il tira de son fin fourreau noir avant de fendre l’air et d’abattre sa tige d’acier contre les pièces d’argent qui se brisèrent en morceaux. Enfin, il arriva sur cet homme aux longs cheveux roux et au costume impeccable et se réceptionna genou en avant sur sa poitrine. L’Ange fit basculer son adversaire et le corps glissa sur le sol en pierres brutes du cachot, cognant à plusieurs reprises sa tête qui ne tarda guère à saigner. Castello, sans perdre une seconde et toujours en position de domination sur cet être pâle et toujours moqueur, maintenant son genou gauche contre sa poitrine et son pied droit par-dessus son poignet gauche, le gardant immobilisé au sol, dégaina son épée runique et plaça la pointe contre la gorge frêle, prêt à la transpercer d’une simple pression. Et d’une voix tranchante caractéristique de cette personnalité cachée, il s’adressa à celui qu’il avait présenté comme son frère.


Lucy, I’m home !

Et alors que Lucifer, au sol, souriait toujours de cet air narquois avec son regard sournois et cette étrange crispation des mâchoires, il tendit sa main libre vers Yami, toujours au sol et encore trop faible pour se déplacer correctement d’elle-même. Au bout de ses doigts apparurent des étincelles bleuâtres qui formèrent une petite boule dans sa paume qu’il s’apprêtait à envoyer immoler la jeune femme blonde. Mais l’Ange Déchu, d’une rotation souple de son poignet gauche, trancha la main de son frère qui tomba au sol avant d’être réduite en cendres.

Not this time, Lucifer !

Et arborant un regard froid et sans pitié, il lui transperça la gorge de son épée runique. Alors qu’il mourait, l’autre avait toujours son sourire malsain imprimé sur la face, comme s’il avait déjà gagné la guerre malgré une défaite lors de cette bataille. Et bientôt, le corps se changea en cendres que l’Ange réduisit en poussières d’un coup de pied vengeur. Il avait compris que ce n’était que le commencement, que le début d’un plan de longue date dont Ellindora était l’introduction, le catalyseur, le démarrage. Ses sourcils se froncèrent alors que les cendres grisâtres s’élevaient dans les airs et qu’un pressentiment le submergeait. Ses yeux s’éclaircirent et redevinrent vert tandis que, tout doucement, sa chevelure revenait à son état d’origine. L’aura que son corps dégageait devenait plus douce, beaucoup moins violente, jusqu’à disparaitre complètement.

Après plus de quinze années depuis notre dernière rencontre, est-ce là donc tout ce que tu as à me proposer, Ô mon Frère ? Une simple poupée de Cendres, un suppôt minable de toi-même… Tu m’insultes réellement, Lucifer.

Il gardait son calme dans ces circonstances, conscient du fait que ce faible clone ne représentait pas un centième de la véritable puissance du Diable. Mais cela voulait également dire qu’après des millénaires, voire des millions d’années, enfermé dans sa cage en Enfer, il pouvait enfin influencer le Monde. Et Ellindora était définitivement le déclenchement de tout cela : la victoire des forces démoniaques sur les forces humaines, le règne du Mal à la surface tandis que les humains et autres faibles créatures étaient massacrés et réduits en esclavage. On ne pouvait nier que cela ouvrait des portes à Lucifer, précisément après le XXème Siècle qui, avouons-le, fut entièrement sien : deux Guerres Mondiales, une Guerre Froide et des dizaines de conflits au Moyen-Orient au nom de la religion, sans parler des catastrophes climatiques et environnementales qui avaient été déclenchées dans le simple but d’évoluer et de devenir meilleur, pour pouvoir détruire plus efficacement et devenir encore meilleur. Tous ces cercles vicieux lui rappelaient parfois qu’avoir été banni du Paradis n’était pas une si mauvaise chose, en fin de compte. D’une certaine façon, ce poète anglais avait été dans le vrai lorsque, dans son œuvre la plus connue, il avait écrit ce vers désormais célèbre : Mieux vaut régner en Enfer que de servir au Paradis [John Milton - Le Paradis Perdu].

Le temps de la réflexion touchait à sa fin. Il rangea lentement sa rapière dans son fourreau noir et son épée runique dans celui plus large à sa hanche gauche. Il rabattit sa capuche par-dessus son visage et se déplaça à pas lents vers sa première rapière tombée au sol, qu’il ramassa avec délicatesse et remit dans son fourreau blanc. Lorsqu’il se retourna vers la Vampiresse, ses yeux se posèrent sur la main tranchée de couleur grisâtre, dont les doigts crispés rappelaient le sortilège dont le Diable avait voulu user pour se débarrasser de Yami, celle-là même à qui il avait ôté la vie plus de trois millénaires auparavant pour lui offrir cette Non-Mort. Et il se souvint soudainement de ces mots qu’il avait lancé à ce double de son frère lorsqu’il avait séparé ce membre du reste de son corps : Not this time avait-il dit. Pourtant, il pensait avoir mis cet épisode de sa vie de côté, enfouie loin, très loin dans son inconscient. Il fallait croire que ce n’était pas assez, pour oublier définitivement les choses, même les plus pénibles… En particulier, les plus pénibles.

Quoi qu’il en soit, il se rapprocha de la femme blonde et, posant un genou à terre près d’elle, entreprit de la porter, la soulevant de ses bras puissants et qui semblaient pourtant si fins, dissimulés derrière les manches bouffantes de sa chemise. Un bras derrière les genoux et un autre derrière son dos, il fit passer l’un de ceux de la femme autour de son cou, bien que le risque de chute une fois entre les soins de l’Ange soit hautement improbable. Et dans le silence et la noirceur à peine affaiblie de l’immense pièce qui servait de cachot, il avança, un pas après l’autre, vers la sortie béante, et vers la liberté.

Quelques dizaines d’escaliers plus tard…

Sous les yeux écarquillés, dans lesquels subsistait encore de la terreur, des serviteurs et de la Maîtresse des Lieux, l’Ange remonta du cahot avec la Vampiresse entre ses bras, sans que celle-ci semble opposer la moindre réelle résistance (Après tout, elle avait accepté le contrat et avait quémandé l’assistance de l’homme encapuchonné… Et quand bien même, elle n’était pas en état). Sans un regard, sans détourner les yeux de son objectif, la porte d’entrée du Manoir Ayokoshi, Castello continua d’avancer sur le carrelage où avaient été éparpillés des monceaux de cadavres démembrés et éventrés quelques minutes plus tôt. Et c’est lorsqu’on lui demanda où se trouvait le serviteur qui l’avait guidé qu’il s’arrêta, sur le pas de la demeure. Il ne dit rien, se contentant de regarder droit devant lui, la jeune femme toujours entre ses bras protecteurs. Et enfin, il prit la parole, calmement, sans se presser le moins du monde, et son ton était glacé et inexpressif malgré les termes employés et le discours tenu. Un être sans émotion, un bloc de glace, un soldat taillé dans un bloc de marbre brut, une statue grecque arborant un bel homme, à la limite d’un idéal quelconque de beauté froide.


Ce n’est que le commencement. Ce n’est là que la première étape d’un plan beaucoup plus vaste et élaboré que tout ce que vous pouvez imaginer. Bientôt, vous comprendrez que tout ce que vous avez fait jusqu’ici n’était rien d’autre qu’une accumulation de futilités digne de la vie d’un Humain. Et alors que vous verrez votre fin approcher, vous qui avez vécu des millénaires supplierez à genoux pour une seconde de plus. Cela, je puis vous l’assurer.

De la même façon qu’il l’avait fait plus tôt, dans la geôle, il tourna légèrement la tête de profil, masquant le haut de son visage et découvrant ses lèvres fines.

Mais avant que ce jour n’arrive, préparez votre armée en vue d’un affrontement sans pitié. La prochaine fois que je viendrai vous rendre une visite, car je reviendrai très bientôt, vous aurez la chance d’assister à ce que, chez moi, nous appelons Guerre, et qui n’a rien à voir avec ce petit jeu auquel vous vous êtes amusée ces dernières années. Et si par chance vous vous en sortez, vous saurez ce que cela fait de supplier pour une infime prolongation de sa vie lorsque prostrée au pied de votre Trône bancal, Lucifer vous dominera de toute sa puissance nouvelle, nourrie par la haine qu’il a accumulé depuis sa création. Ce n’est plus maintenant qu’une question de semaines avant le Jugement Dernier, et lorsque sonnera le tocsin, vous préférerez cent fois, mille fois, être morte.

Sans ajouter un mot de plus (il en avait déjà assez dit), il se détourna et sortit du Manoir dont il ouvrit les battants de la lourde porte d’un puissant coup de pied. Dans la rue, tous les démons levèrent les yeux pour observer le vainqueur, tenant entre ses bras le trophée tant convoité. Tous ces démons levaient leurs yeux pleins de cruauté vers lui, avec une espèce d’admiration et de crainte, sans savoir si cet homme serait celui qui les terrasserait ou celui qui leur apporterait une aube nouvelle. Sans aucune exception, tous se stoppèrent dans leur activité pour se tourner vers cette silhouette encapuchonnée, debout en haut de l’escalier dans ses vêtements sombres. Certains tenaient dans leurs mains des membres qu’ils venaient de découper et dont ils allaient se nourrir, d’autres étaient en pleine fornication avec une prisonnière qui subissait le énième viol de la journée sans pouvoir se défendre, ne pouvant que hurler en vain, d’autres encore se cherchaient querelle pour un bout de butin dans cette ville où plus rien n’avait de valeur. Et tous s’arrêtèrent dans leurs occupations pour le contempler : qu’ils s’agissent des bêtes infernales, des esclaves enchaînés dans des cages, des femmes à-même le sol montées par des monstres insatiables, des enfants agonisants torturés avec passion par leurs bourreau démoniaques, aucun n’échappa à ces deux émeraudes qui parcoururent le paysage de désolation. Il ferma ses paupières un instant et les rouvrit soudainement avant de s’adresser à la foule.

Bientôt, les portes de l’Enfer se rouvriront sur Terre. Et chacun d’entre vous…

Les démons, entendant cette nouvelle, ne purent cacher leur joie en hurlant et en sautant, avant même d’avoir pu entendre la fin de la phrase de celui qu’ils considéraient tout à coup comme une espèce de nouveau prophète infernal. Pour eux, aucun doute possible : les portes s’ouvriraient et le chaos s’installerait sur Terre, et les forces démoniaques règneraient enfin à la lumière du Soleil ! Et toute cette atmosphère de célébration qui naquit en un instant retomba tel un couperet, aussi rapidement que retomba sur l’assemblée le dernier mot de l’Ange Déchu.

… Mourra !

Et sur ces mots, ses yeux s’assombrirent, de même que sa chevelure, tandis que dans son dos poussaient d’immenses ailes noires qui déchirèrent sa cape. Jetant un dernier regard plein de mépris à ces êtres sur lesquels pesait maintenant l’abattement et l’incompréhension, il s’éleva dans le ciel et retourna en quelques battements d’ailes puissants vers cette falaise qui dominait la ville, serrant plus fortement la jeune femme entre ses bras. Sur cette falaise se trouvait désormais une demeure, une grande villa construite presqu’au bord du précipice et où, désormais, la vie de Castello et celle de Yami seraient liées…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Cellule de Yami (Pv Nety)   

Revenir en haut Aller en bas
 

Cellule de Yami (Pv Nety)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» [UPTOBOX] Cellule 211 [DVDRiP]
» CELLULE INVISIBLE
» Akuma Yami, Demi-troll. [FINI]
» Une rose, une cellule, la liberté...
» En cellule de dégrisement [PV Anna-Mae]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Ellindora City :: lieux de Rp's :: Quartier Résidentiel :: Avenue Kyoshii :: Manoir Ayokoshi-